Pas d'édition au printemps 2016, rendez vous en octobre pour une sortie nocture "Lambele"

lundi 3 novembre 2014

Les coureurs de l'extrême








                                                                                      ( DNA du 1/11/14 )
Fin août, Pierre Hoffmann et Christian Gries de l’association des Coureurs de la Saline de Soultz-sous-Forêts ont relevé le défi de participer à la course mythique de l’UTMB (Ultra trail du Mont-Blanc).
Le chalenge consistait à parcourir 168 km d'affilée sur des chemins de randonnées autour du Mont-Blanc, le tout en moins de 46 heures sous peine d'exclusion du classement final. Cette course, qui exige au passage des qualifications préalables, est réservée à des athlètes bien entraînés.
Les conditions climatique de l'édition 2014, hormis quatre premières heures de pluie intense, ont été plus qu'acceptables voire bonnes. Les deux athlètes, outre la gestion de la course à chaque instant ( alimentation, passages dangereux, risques de blessures, minutes de récupération, problèmes techniques, erreurs de parcours, baisse de moral, etc.), ont réussi le tour de force de terminer l'épreuve dans les délais qui leur étaient imposés. 

Ultra trail du mont blanc 168km et 9600m de dénivelé positif 

Hoffmann Pierre 35h38mm Classement 320
Gries Christian 45h18. Classement 1459

Trois autres coureurs de la Saline ont participé très récemment au plus réputé des " 100km " français, à savoir celui de Millau : Georges Renckert, qui n'en était pas à son coup d'essai, à terminé 22è au scratch sur les 1300 coureurs qui ont terminé et, cerise sur le gâteau, premier de sa catégorie d'âge.

Daniel Koehl, qui avait déja réalisé un excellent temps en 2010 pour la 40è édition de cette course, a été stoppé au 45è km sur ennui physique.
Quant à François Albenesuis, qui avait comme objectif principal de terminer dans les délais ( 24h), il a plus que réussi sa course, ayant même eu le temps d'admirer les beaux paysages de l'Aveyron avec l'emblématique viaduc de millau en terminant en 15h30.

22 RENCKERT Georges V2M 09:15:54

983 ALBENESIUS François V2M 15:34:54

Une équipe de 20 coureurs s'est également déplacée à Nancy mi-octobre pour le trail Nocturnes des Lumières : arpenter des sentiers techniques la nuit sous les feux des frontales fut pour beaucoup une belle et nouvelle expérience.



Pour les nombreux licenciés de l'association et pour les néophytes du secteur, le comité rappelle que des entraînements ont lieu tous les mercredis soirs ( départ sur le parking de la Saline ) et les dimanches matins ( départ du col du Pfaffenschlick).

jeudi 17 avril 2014

Notre WE Trail à Niederbronn 12-13.04.2014

C'est par une météo idéale et une bonne organisation que s'est déroulé le week-end Trail à Niederbronn. Une belle réussite sportive pour la plupart des participants.
Au menu de la 1ère journée, il y avait 74 km avec 2700 M D+, une bonne mise en jambe.
             

Pour Georges, un habitué du trail running longue distance, cela ne posait aucun problème à parcourir ce superbe panorama des Vosges du Nord avec ses ruines, rochers et châteaux sur des chemins secs et poussiéreux. En plus, c'était pour l'association des coureurs de la
Saline une garantie de podium en V2H , car Georges aime les longues distances avec dénivelés.

Pour Marie-Reine et moi-même, cela a été un peu plus dur, même si jusqu'au 30ème Km on a bien géré notre rythme. C'est seulement par après, suite à des crampes d'estomac qui s'étaient manifestées chez Marie-Reine, que nous avons ralenti notre foulée car il restait encore 45 km à tenir jusqu'à l'arrivée. Pour cette première journée, le but était de vouloir terminer cette course en gardant aussi quelques forces pour le lendemain où nous attendait encore 58 km avec 2200 M D+.
A 4 km de l'arrivée, un petit comité d'accueil, Mathieu et Jean-Yves, tous deux nouveaux marathoniens, nous attendaient déjà avec impatience pour nous accompagner jusqu'à l'arrivée atteinte après 11H38 d'effort suite à 20 km de marche sur la fin. Marie-Reine a déjà beaucoup dû puiser dans ses réserves physiques et mentales pour finir avec bravoure cette 1ère grande épreuve.     
          

Après une douche froide et un bon massage, nous avons repris quelques forces autour d'une bonne assiette de Lasagne et de la salade verte arrosé en prime d'un verre de vin rouge, car la journée, nous n'avions bu que de l'eau et du coca...

Le lendemain, après une bonne nuit de repos, Marie-Reine décida de reprendre le départ du grand défi ( 58 km/2200MD+) pour voir si cela allait... Mais malheureusement après quelques km, son mal d'estomac s'est de nouveau manifesté avec en plus des problèmes au niveau du dos... Aie, Aie, Aie !!! C'était vraiment trop de souffrance pour pouvoir rallier l'arrivée de cette 2ème journée de course, car il restait encore pas mal de dénivelé. C'est donc avec beaucoup de déception et de regret que nous avons décidé qu'elle rejoigne encore en marchant le prochain ravito à 9 km avec le serre-fil (membre du club organisateur) qui nous avait rejoint au 15ème km....


Je repartis donc seul à mon rythme pour rejoindre après 10 km environ, juste après les ruines du Schoeneck, Géraldine, une bonne connaissance et coureuse de Trail du club voisin des Athlétic Vosges du Nord. En lui demandant comment elle allait, elle me confirma qu'elle était un peu dans le dur, car elle aussi courait l'intégrale. Je lui proposais donc de faire route ensemble, solidarité oblige... ce qu'elle accepta avec plaisir.
Il nous restait à gérer les 33 derniers km pour finir en beauté ce merveilleux week-end Trail. 
Je tiens tout spécialement à féliciter Marie-Reine pour son immense courage qu'elle a encore manifesté lors de cette dure épreuve et je pense qu'elle a encore augmenté son mental pour les prochains défis.

"Un plein effort est aussi une victoire"

Maintenant place à la récupération bien méritée.
                  




 

vendredi 11 avril 2014

The marathon de Paris 2014

Ils l'ont fait ! Alors, c'était comment ?



Marathon de Paris 

Mon premier Marathon et en plus Paris, qui l’eut cru ...
Je ne pensais  pas en faire un , ou pas si tôt  et Jean Yves nous a tiré, poussé . 
Encore merci à lui
Il y a la barrière physique , mais là, ces 3 mois d’entrainement ( malgé quelques écarts !) devaient me permettre d’être en forme pour le jour J.


Il y a la barrière morale, la plus dure pour moi . Et à ma grande surprise lors du Marathon, j'avais un moral d’acier , j’ai fait les 10 derniers kilomètres avec des crampes pour vous dire .
Je l’ai fini mon Marathon et j’en suis très fier et prêt à relever le défi 
C’est une sacrée  aventure ,une expérience hors pair. J’en avais les larmes aux yeux à l’arrivée ...
Et puis, ce fut un super week end entre amis et potes coureurs.
Le lendemain lundi,  la descente des marches était un parcours du combattant , mais faut bien souffrir de temps en temps ?

A quand le prochain marathon??

Mathieu 5H10

Suis-je bien préparée pour ce premier marathon ? Je pense que oui – avec environ 60 à 70 kms / semaine – mais il ne suffit pas de faire des kms – il faut aussi penser au fractionné et là je n’y connais pas grand chose … Hé hé ! 
Départ dans les starting-blocks avec l’ensemble des coureurs, perso, je suis plus que dans le doute ! vais-je y arriver sans soucis de santé ? la question me hante toutes les minutes avant le départ.
Départ course et pendant :
Dans le SAS de 3H45 : début avec les coureurs sur la plus belle avenue du monde, je ne pensais pas après quelques kilomètres perdre mes potes de course … Je me retrouve « seule » parmi tant d’amoureux de la CAP !  mais avec un moral d’acier … mon objectif : rester positive et courir dans de bonnes conditions.
 Waouh, je me retrouve seule et des milliers de personnes de part et d’autres crient !  allez FANNY (surnom sur mon dossard) pour me supporter  !!!! quelle ambiance ! Les larmes aux yeux, je pleure de joie et je pense à beaucoup de monde et surtout à mon chéri qui m’attendra à la ligne d’arrivée … et surtout je voulais lui prouver que je n’échouerai pas …
Je ne veux pas compter les kms et j’évite de regarder ma montre comme me le conseillait Pierre, car surtout je ne veux rien lâcher, j’avance à mon allure  : l’Hôtel de Ville, la Place de la Bastille, au KM 10 je suis à 55 mn,  1H55 au semi, puis le Bois de Vincennnes et toujours pas de fatigue, je me dis que je ne veux pas faire de bêtise à me blesser. 
Je bois à chaque ravitaillement par petites gorgées et je mange au 20ème km un petit morceau de ma barre à la vanille prise sur le stand expo sans gluten et sans lactose.
Musée d’Orsay et la Tour Eiffel au km 30 à  2H44 et tout va toujours bien, pourquoi douter mais de peur de me blesser je n’ose toujours pas aller plus vite …



Je cours, je cours et je me rends compte que je n’ai pas arrêter de sourire pendant toute la course … quel plaisir … je pense à chacun de mes potes de course qui en bavent ou pas et j’ai une belle pensée d’ondes positives pour eux …
Au 37ème je me dis, génial seulement 7 encore et je n’ose toujours pas aller plus vite, mais je sais que je pourrais le faire, j’en ai encore du carburant !!!   mais je me dis toujours que la sécurité est de mise …
Après-course : (oui je précise !  … car après moins de 4h de course, je me suis perdue seule sans portable, ni argent à marcher pendant 2heures dans Paris pour retrouver l’hôtel où les autres m’attendaient !)  
Passons, car après les « retrouvailles » c’est que du BONHEUR de revoir mon chéri et plus tard les autres coureurs et une SUPER GRANDE MOTIVATION pour un prochain marathon en mode LOVERUN ; dans mon jargon, signifie : avec à mes côtés mon chéri VINCENT  !  

Stephanie 3H53


La course s'est bien passée avec en plus une météo idéale. Que du bonheur !!!...enfin surtout pour moi.

On a fait un départ en groupe à part Michel qui était un sas devant nous,
 et 3 autres qui étaient un peu en retrait.

Donc départ prudent pour le groupe sur une base de 5'35" à 5'40" au km sur le 1er semi passé en 1H58'50"...enfin le groupe s'est un peu disloquer au fil des kms, mais bon il ne restait plus qu'à tenir 21 km pour terminer juste sous les 4 H. 



Après 24 Km, j'ai perdu mon petit groupe, puis j'ai décidé de continuer à mon rythme pour rattraper Christian au 30ème Km qui malheureusement a aussi du lâcher prise à cause d'une petite douleur à la cheville. 

Il ne me restait plus qu'à gérer ma course pour finir en 3H59'35".... exactement ce qui était souhaité par le groupe avant le départ.

Mais au final tout le monde est bien arrivé, ce qui était l'essentiel surtout pour les débutants marathoniens...

Une belle expérience pour eux et BRAVO pour leur course.



Pour moi-même le plus dur va être de bien récupérer avant mon ultra-trail le WE prochain avec Marie-Reine à Niederbronn (74 km/2700mD+ le samedi suivit de 54 km/2200mD+ le dimanche ) donc un beau plat de résistance en vue.


Voilà quelques impressions de ma part pour le moment, la suite la semaine prochaine.

Daniel 3H59
Christian 4H09


Salut 
temps superbe pour la course , le parcours est joli et attractif avec les diverses animations, 
notamment ambiance boite de nuit dans un long tunnel
que l'on a traversé ( environ 2 km ).


 A partir du 35ème km les cuisses commencent à bruler et à devenir du béton !

bonne ambiance de groupe , on bien rigolé tout le week end 
a+

michel 3H42 ( bravo, meilleur chrono ;-) )



Pour un premier marathon tout était top !
météo, parcours, public, organisation...



 en résumé comme dirais Patricia que du bonheur ! 
Merci encore à Mathieu pour toute la logistique ...

Pascal 3H46



Mes impressions : tout d’abord merci à Mathieu pour la réservation du tgv et de l’hôtel.
Le marathon : incroyable de fermer la plus belle avenue 
juste pour quelques 50000 marathoniens ! 


J’ai été impressionné de revoir après 4H39 de course, les
Champs-Elysée sans aucune trace du marathon et de retrouver la circulation des voitures …
Belle expérience pour un premier marathon,
 en route pour Paris 2015 ????

Impressions avant le marathon:
 le stress qui commence à monter 1 semaine avant le jour j, 
dans un état nerveux pas possible la veille...

Pendant la course : au départ angoissé, une fois parti, serein, beaucoup de plaisir jusqu'au 28ème km puis je découvre que le mur n'est pas qu'un mythe, 
crampes, problème technique et
douleurs sur les derniers 12 kms.
Impressions après le franchissement de la ligne d'arrivée: INDESCRIPTIBLE!!!,
 au bord des larmes, beaucoup de bonheur et de fierté!

Le lendemain, douleurs musculaires également indescriptibles.
Jean Yves 4H23

En attendant les derniers commentaires, voici la suite des héros ...
 Denis 3H59
 Pierre 4H17
 Patricia 4H09
 Anne 5H10
Jean Yves 4H23

Emil Zatopek disait:
 Si tu veux courir, cours un km
Si tu veux changer ta vie, cours un marathon ...

Un  grand bravo à tous ! 








mardi 8 avril 2014

Course nature 2014 vu par Nadia


Contrairement
à toute attente, je suis presque contente de ma course, 

mais pas de
moi….ou plutôt de mes crampes apparues au km19….purée de patates douces, moi
qui avait épargné mon corps de toutes agressions physiques en marchant toutes
les montées, me voila une fois de plus dépitée devant mon état. 

Encore une
fois, je ne peux pas mettre en cause mon alimentation de course, qui est
optimum surtout quand je vois mes deux compagnons de chemin partis avec….rien !
Houllaaaa, on fait bien la même course les gars ? !!!! Euhhh j’ai pas
l’impression quand je les vois. Moi je me trimballe avec 1.5L de flotte sur le
dos et eux, fingers in the win…..Et ils sont arrivés dans un très bon état
physique, comprend pas !

La course

Presque at
home, sur ces chemins que je connais par cœur à vtt et un peu moins à pied
certes. Tellement de souvenirs baignent dans cette forêt. Je ne pourrais donc pas
m’extasier sur le parcours et les lieux. En plus la course je l’avais déjà faite
donc aucune grande surprise pour ma part. 

Pour une
fois changement de tactique totale, je vais gérer ma course en mode douceur
histoire de pouvoir courir et envoyer à partir du Soultzerkopf. Enfin ça c’est
ce que je croyais avant les crampes. Donc comme d’habitude fin de course assez
frustrante en mode récup….pfffff

De surcroît
j’avais vue la vierge le matin en partant avec une ampoule non soignée pensant
que cela aller disparaitre au fil des kms…Bon c’est pas la vierge seule que j’ai
due voir mais toute la pastorale en entier surtout moi qui suis super fragile
de la peau….Je ne dirais qu’une seule chose, aiieiiieie, caramba !!!!! Mais
que c’est stupide de ma part de courir dans cet état, où à chaque foulée tu
cherches un autre point d’appui…

Ambiance

Suppppper !
Une météo de rêve ! Pas beaucoup de monde sur le parcours du 22km et c’est
un peu dommage. Mais pour une fois je ne me sens pas seule. J’ai réussi à embrigader
mes partenaires noctambules pour leur premier trail en mode chrono. Je suis
honorée qu’ils m’aient fait confiance pour gérer la course et c’est super cool
de courir ainsi en groupe. C’était drôle aussi de les voir faire un peu de
cardio aux ravitos afin de me rattraper plus tard. 



Chouette parcours, un club organisateur bien sympathique. 
Les
surprises du jourIdée
original comme cadeau maison : 1 kg de pommes. Maiouusssss cela fait rire
certain et grimacer d’autres. C’est un peu light quand même par rapport au prix
de l’inscription. Voyons le côté positif si je plante une graine peut-être que
dans 10 ans j’aurais le fruit de ma première récolte.
Les étourdis
du jour : entre ceux qui se trompent de parcours, mais marie-antoinette tu
l’as eu quand même ta coupe et ceux qui rallongent la course, n’est ce pas Vincent,
chacun sa tactique pour profiter au maxi du soleil….
Seconde
place en senior chez les filles, punaise ça y est toutes les petites jeun’s
sont déjà parties à la plage…désolé moi je ne peux pas j’ai une ampoule au
pied, je ne peux pas marcher dans le sable….et puis je suis trop grosse ! Lol ! 

http://nadia-simplylife-vtt.blogspot.fr

mardi 16 avril 2013

Les Dunistes dans les Vosges du (grand ?) Nord


Dunes d’espoir – Course du Soultzerkopf – Dim. 8 avril 2013



Une belle journée se profilerait-elle, après un hiver tenace ? C’est bien ce qui se dit dans les médias, et c’est en tout cas ce que veulent, exigent même !, les dunistes pour cette première sortie de l’année dans les contrées les plus septentrionales de l’Alsace.

Un frais soleil nous rassemble à 9h à Lampertsloch, village perché aux abords de la forêt à arpenter aujourd’hui. Sonia, Stéphanie, Nicolas, Fabien, Alain, Alexandre, Samuel, Pascal et le p’tit nouveau Sullivan, ont répondu à  l’appel de Cédric, le gentil organisateur du groupe des dunistes du jour. Nous aurons la responsabilité, et c’en est une, d’emmener la petite Eva, Picandou et Doudou bleu dans la joëlette. Attention ! C’est parti sous l’arche de départ, comme les coureurs, l’hymne de Dunes en plus ! Le tout, par une montée que nous empruntons gentiment, sinon….pas de chansons ! Il ne faudrait pas que notre souffle soit coupé dès les premiers mètres : on s’est quand même lancé sur 23 km, avec quelque dénivelé…


 La montée laisse sa place à un chemin relativement plat, large à souhait, qui permet à la troupe de prendre les choses en main comme il faut : on fait connaissance avec notre passagère et entre nous chacun trouve sa place. Les muscles sont à peu près chauds, nous pouvons donc aborder la deuxième montée, toujours en chemin large, relativement longue et qui nous mène à un palier. Un premier membre de l’association (organisatrice) des Coureurs de la Saline nous indique la bonne destination : il ne faudrait pas se tromper et prendre le 13 km, on n’est pas que des chochottes … Et Papy, puisque c’est comme ça qu’on le surnomme, surréalistement vu ses guiboles, est notre premier supporter sur la course. Forcément, puisque nous sommes partis 17 minutes avant le départ officiel.

Donc, nous prenons à gauche au carrefour, et c’est une descente qui nous permet de souffler et de pratiquer la base du fonctionnement de Dunes d’espoir : le relais. On modifie donc les équipes, en  vérifiant bien que Picandou et Doudou bleu (gris ?) soient bien toujours présents dans les mains d’Eva. Descente de courte durée, puisque nous quittons le chemin pour virer à droite, dans une … montée. Pas étonnant, car nous nous trouvons dans le secteur du Liebfrauenberg (la montagne des femmes amoureuses, allez savoir), en tout cas sur des hauteurs… qui nous font redescendre via un chemin un peu plus étroit et encombré par endroits. Bûcherons en pleine activité qui laissent des traces. Le tracé est bien indiqué lorsque les troncs sont insurmontables et pour le reste, la joëlette et tous ses passagers prennent de la hauteur dans les mains des dunistes…qui en verront bien d’autres plus tard…

Nous voulions descendre ? Et bien nous allons descendre, et ce jusqu’à l’entrée de Lembach, joli village au creux de la Vallée de la Sauer. Le chemin qui nous y emmène, plat et légèrement descendant, nous fait profiter de la visite des trois premiers coureurs du 23 km. Bravo ! Certains dunistes se laisseront tenter par un sprint, histoire de se mesurer aux héros… (au fait, qui sont les véritables héros aujourd’hui ?). Nicolas rassemble gentiment le groupe autour d’Eva. 


Notre passagère a soif et perd Picandou qui est de suite secouru, ouf ! Nous apercevons le ravitaillement.  Un verre d’eau, carreaux de chocolat et tranches de pain d’épices : on prend des forces avec que cela ne se corse. Re-départ, mais de courte durée, puisque nous attendent au détour du chemin montant, les parents d’Eva, acclamant leur petite fille ! Elle aura bien des aventures à leur raconter, je veux dire, à ses doudous, ce soir, au coucher… Un p’tit bisou et on se revoit au déjeuner, ok ? Et nous accueillons Alexis flanqué de sa famille pour lui souhaiter bon voyage.

Alexis prend place dans la joëlette au moment où celle-ci entre dans la phase critique du parcours : une gentille montée de 4 km. Il débutera donc son périple dans un rythme tout doux, sur un chemin large et caillouteux, rectiligne comme on aime … pas trop. Plus aucune mélodie dans l’air, on souffle, groupés autour de notre hôte et soulagés d’entendre notre coach Nicolas annoncer : « on marche gentiment pendant 1 minute ! ». Et Fabien de répondre pour les 9 autres « 1 minute réelle ou 1 minute ressentie ? ». La réponse était sous-entendue : pas moyen de corrompre notre Nicolas. 

Comme elle a fait du bien, cette minute de récup !!! On reprend la course à pied, notre sport favori à tous, jusqu’au bout de cette ligne de chemin interminable, puis nous nous engageons à gauche dans le « single track », assez large pour laisser passer une joëlette. Alain, rapide comme un sanglier jaune, fait des allers-retours à l’avant du groupe pour prendre des clichés de la joyeuse équipée. On pousse, on tire, on fait la chenille les mains sur les hanches, on soulève : Alexis verra des troncs, des branches, des bûches et tout objet boisé de très près. « ça va, Alexis ? » : un petit « oui », et un grand sourire.
Secoué, il le sera. Cuisiné aussi. A cause de son collier. Pas n’importe lequel : une gourde d’aspect Saint-Bernard pour secourir les personnes en détresse. Il y en avait, des dunistes qui auraient aimé connaître voire gouter ce breuvage dont seule la couleur sera divulguée : verte. Des herbes, selon Alexandre, expérimenté en herboristerie ? Suspense…
En tout cas, Alexis n’aura pas l’occasion de beaucoup boire car nous nous approchons du sommet. Les dunistes latéraux ont depuis longtemps désertés vers l’avant ou l’arrière, l’étroitesse du sentier les y obligeant. Si bien que les coureurs s’écartent parfois poliment du tracé pour nous dépasser. Le sentier arrive sur un chemin large que nous empruntons avant de re-bifurquer sur un single-track et de rapatrier une brebis égarée ayant préféré choisir la pente ascendante … que nenni ! Y’a encore un peu de montée, mon gars ! Et merci à Fabien qui lance encore un « Et ouvre l’œil, ok ?! » au coureur étourdi.
Nous arrivons sur les hauts, empruntons des chemins plats et des descentes, qui nous permettent de reprendre des forces. Encore une longue montée sur large chemin, mais dont on voit la pseudo-fin, c’est-à-dire qu’après la « descente-qu’on-prend-en-sens-inverse », il y un faux plat qui dure un peu… mais qui descendra, si-si !

Le soleil perce à travers les arbres, cet astre dont on languit depuis si longtemps. A vrai dire non, il a fait son apparition il y a quelques jours, mais là, il est accompagné d’une douceur qui fait rosir nos joues : presque le coup de soleil, quoi ! Que du bonheur.
Et puis, le spectacle (une petite frayeur quand même) d’une Sullivade : comprenez roulade « à la Sullivan ». Il voulait se faire remarquer, le nouveau ? Réussi ! Cédric, à l’avant de la joëlette, esquive le danger en vrai pro, ouf !
Les seuls mètres (deux !) de bitume à fouler sont ceux de la mini-route qui mène au Soulterkopf ; nous les franchissons en entonnant de plus belle notre chanson fétiche jusqu’au ravitaillement et notre fan-club que nous apercevons : Maman, Papa, soeurette et ami d’Alexis, aux visages radieux !
Quelques photos, un morceau de chocolat et la recette officielle de l’objet de toutes les curiosités voire convoitise, la potion magique d’Alexis : de la menthe à l’eau…quelle déception ! Encore 4 bons km de parcours d’après Michel, le cap’tain du stand et coach de Stéphanie qui prend des nouvelles de sa protégée. Il ne propose pas de Picon, à son grand regret … et celui des dunistes masculins !


Descentes au programme, et attention au carrefour dangereux : les secours et le plus breton des Coureurs de la Saline, Mickaël, nous rendent attentifs, merci ! Nous sentons la fin de notre aventure proche, en passant près du Marienbronn, où sont entonnés des chants païens. Nicolas nous propose de se rassembler gentiment tous autour d’Alexis ; les poignées avant de la joëlette sont maintenues par deux coureurs, histoire de dégager la vue de notre passager : ça y est, nous sommes prêts pour la descente finale vers l’arche d’arrivée. La musique duniste retentit au détour du chemin, jusqu’à la ligne, haute en décibels et sous les applaudissements !

Quelle belle journée avec Eva et Alexis ! Tout y était : des sourires radieux, quelques blagues douteuses, de la joie exprimée, de la transpiration à évacuer, du jaune, du jaune…. dans les chaleureuses Vosges du Nord. A la prochaine, et gentiment, ok ?!